Hollande : un « candidat du fric » et un client de la finance

Un des membres de l’équipe de François Hollande, Claude Bartolone, a dénoncé le Nicolas Sarkozy « candidat du fric ». Adepte du « faites ce que je dis, pas ce que je fais », Claude Bartolone n’en est plus à son premier coup d’ « arroseur arrosé ». En effet, Claude Bartolone semble avoir la mémoire courte et ne plus se rappeler avec qui, il a fêté son 60ème anniversaire. Cela s’est déroulé dans les studios d’AB Groupe, avec un certain Bernard Tapie et Claude Berda, président d’AB Groupe et … 52ème fortune de France selon le classement de Challenges avec 900 millions d’euros mais aussi exilé fiscal en Suisse (Le Canard Enchainé, 13/07/11).
Peut-être que le candidat du fric est à chercher ailleurs…
François Hollande ne dit-il pas qu’il respecte les français ? Si cela est le cas pourquoi ne se prononce-t-il pas sur l’affaire Guérini, sur l’affaire de la Fédération PS du Pas-de-Calais dénoncée par Arnaud Montebourg, ou encore sur la très longue affaire du sénateur Robert Navarro (membre de l’équipe de campagne de François Hollande pendant la primaire et désormais trop encombrant) dont on peut lire un peu partout : 42 000 euros de repas commandés dans une pizzeria et réglés par la fédération PS de l’Hérault, « factures de déplacements en avion sans lien avec le fonctionnement » de la fédération, des frais d’hôtels et de restaurants, des voyages effectués sur Air France, des voyages à Bruxelles, à Prague, à Budapest ou à Marrakech, où il était parfois accompagné de son épouse et d’autres membres de sa famille (l’AFP parle d’un montant de 90 000 à 100 000, 24/01/12). « Des documents comptables laisseraient penser que certains trajets professionnels ont été remboursés deux fois : par le PS et par le Parlement européen » (Le Point, 23/01/12).
Hollande n’a aucun courage, est inapte au commandement, allergique à la prise de décision, incapable de trouver des solutions non démagogiques et non susceptibles de remettre en cause notre modèle social. Son ennemi est la finance. Un ennemi récent sans doute. N’est-ce pas François Hollande qui, en 2007 alors qu’il était maire de Tulle, a signé sans gêne un emprunt toxique de 8.5 millions d’euros dont les taux ont triplé en quelques mois. On comprend mieux pourquoi Hollande a quitté la mairie de Tulle en 2008, évitant ainsi de faire face aux difficultés financières qu’il a provoquées. Hollande et sa bande devraient savoir que ne perdent en finance que ceux qui se laissent aller au jeu, mais aussi ceux qui ne comprennent pas une règle simple d’indexation des taux. Les français veulent-ils confier les finances de notre pays à ces personnes ?
Il faut s’instruire avant de prétendre gouverner la France et avoir un minimum de connaissance en gestion des finances publiques. Il ne faut pas faire n’importe quoi avec l’argent des français. Il faut honorer les mandats que l’on a déjà. Si Hollande connaissait l’article 1 de la constitution il comprendrait que l’inscription de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat n’est pas nécessaire, sauf à vouloir remettre en cause le Concordat datant de 1801. Si Hollande était plus présent lors des travaux parlementaires, il saurait que le Président de la République n’est pas le président des riches puisqu’il est celui qui a, au contraire, augmenté la fiscalité sur les dividendes versés et soumis au Prélèvement Forfaitaire Libératoire (PFL).
Que d’approximations de la part de ce candidat, pas au niveau que requiert une campagne, qui pense être élu en trompant les français à l’aide d’une propagande contre le Président de la République. L’antisarkozysme primaire aveugle certes les français mais ces derniers finiront par voir la vérité. Mais il est vrai que vous estimez déjà être élu. M. Moscovici pourrait écrire une nouvelle fois sur son compte twitter « les jeux sont faits ». L’élection présidentielle n’est pas le casino. Il faut du respect à l’égard des citoyens, un respect effectif pas uniquement des paroles lancées sur des plateaux de télévision. Quelle arrogance, quelle manque de considération du choix des électeurs, mais cela ne surprend plus venant des socialistes.
N’oubliez pas que le choix appartient aux français… Pour être Président de la République, il ne faut pas s’imposer, il faut mériter la confiance des français.
Mohamed Ali SLIM, Pantin